Jeunes géoscientistes à l'école du terrain

Le sable est déversé sur une série de 4 tamis superposés dont les mailles décroissent de haut en bas (1.92 mm, 0.88 mm, 0.52 mm et 0.27 mm). Il est ainsi trié sous forme de 5 classes de grains de tailles différentes :
- classe 1 de taille > 1.92 mm
- classe 2 de taille comprise entre 1.92 et 0.88 mm
- classe 3 de taille comprise entre 0.88 et 0.52 mm
- classe 4 de taille comprise entre 0.52 et 0.27 mm
- classe 5 de taille < 0.27 mm

Le tamisage

 

Les profils graphiques obtenus permettent de comparer le sable étudié à d'autres sables références, par exemple un sable marin côtier et un sable fluviatile typiques.

graphique 1
Graphiques en % cumulés des différentes classes de grains pour 3 sables

graphique 2
Histogrammes des différentes classes de grains pour 3 sables

L'analyse du sable marin côtier (en jaune sur les graphiques) nous indique qu'il contient principalement des grains de taille moyenne, environ comprise entre 0.2 et 0.5 mm. On n'y retrouve presqu'aucun gros grain et peu de très fins. C'est un sable bien classé.

L'analyse du sable fluviatile (en marron sur les graphiques) révèle sa composition "équilibrée", moins bien classée, puisque toutes les tailles de grains sont représentées.

Conclusion : Ce sable de Kribi semble avoir des caractéristiques des deux types de sables références. Ainsi, il présente très peu de gros grains, comme un sable marin côtier, alors que sa composition en grains moyens et fins se rapproche plutôt d'un sable intermédiaire, entre fluviatile et marin.

Sur le plan de la granulométrie, nous pouvons penser que le sable de Kribi est composé de grains de deux origines différentes : il pourrait provenir, en partie, de l'érosion de la roche en place, mais est également largement alimenté par les eaux continentales et les courants marins côtiers. La rivière Lobé, tumultueuse et chargée de sédiments après les pluies, débouche dans l'océan à seulement 2 km au sud du site étudié.